Orange flashe pour le QR Code

C’est bien connu, le cinéma c’est mieux à deux.

De ce constat largement partagé, Orange en a fait une invitation fidélisante – Orange Cineday – et cela lui réussit plutôt bien.

Orange Cineday ? Chaque mardi, les clients d’Orange peuvent inviter la personne de leur choix au cinéma, gratuitement. 1 place achetée, 1 place offerte.

A travers CineDay, Orange entend bien faire du mardi la soirée cinéma avec Orange. Quasiment décréter le mardi comme jour institutionnel du cinéma. Il y avait bien par le passé  le sacré saint ‘film du dimanche soir’  à la TV, Orange institue lui le mardi au cinéma.

Une invitation bien accueillie par ses clients, puisque 500 000 billets gratuits ont ainsi été déjà distribués par Orange en un an. Belle opération de fidélisation, au moment où Free bouscule le paysage de la téléphonie.

Pour promouvoir CineDay, Orange a choisi de s’afficher de mars à septembre en presse magazine, en misant sur deux atouts :

–        L’humour, avec Norman, célèbre « motion maker » connu pour ses vidéos hilarantes, présenté ici dans des scènes de films cultes, mais… tout seul, sans partenaire avec lequel jouer la répartie.  D’où l’accroche « Le cinéma, c’est mieux à 2 ».

–        L’interactivité Papier ==>QR code. Chaque annonce presse propose un QR Code qui, une fois scanné, permet de visionner les vidéos qui interagissent avec le print et où l’on retrouve Norman jouant la comédie, le tout renvoyant aux offres Cinéday.

La campagne sera visible sur les quotidiens gratuits Direct matin, Metro, 20 Minutes et la presse cinéma Studio Ciné Live, Première, ect.

Le choix du QR Code dans une campagne Print (qu’il s’agisse d’une annonce presse ou d’un mailing) est intéressant à plus d’un titre :

  • D’ici fin 2012, 50% des possesseurs de téléphone mobile seront détenteurs d’un Smartphone. Un canal ultra personnel (qui prête son téléphone ?), « toujours-dans-ma-poche », en passe de devenir média ‘de masse’.
  • Le QR Code renvoie dans cette campagne Orange à une vidéo, média en parfaite affinité avec une offre ‘cinéma’.
  • Le contexte de lecture : on le sait (et les études récentes sur l’usage de l’iPad nous le confirment), un journal ou un magazine (en format papier ou app interactive) se lit généralement lors de moments de pause, dans son canapé, à son bureau, au café ou encore dans les transports en commun. Des instants durant lesquels on a en général son smartphone à portée de main, facile à attraper pour flasher un QR Code. Le geste semble plus simple que de flasher une affiche dans la rue (voyez-vous beaucoup de personnes flasher le QR Code d’une affiche ?).

ET LE LUXE ?

« Pointer et Savoir », une démarche qui s’inscrit parfaitement dans un univers luxe.

Début 2012, le site de tendance  TrendWatching nous l’annonçait : « 2012 sera centrée sur la gratification par l’accès instantanée d’informations visuelles ».

Ralph Lauren est un bon exemple.

La marque fut l’une des premières à apposer son logo sur un QR Code, (à la place de ce très ingrat dessin, fait de carrés noirs et blancs, en vigueur jusqu’alors).

QR code Brandé ‘Polo Ralph Lauren’

A l’été 2011, Ralph Lauren a apposé ce QR code, personnalisé à son logo,sur les vitrines de ses magasins New-Yorkais. L’objectif était d’inciter sa cible masculine à franchir le seuil de ses magasins, et à interagir avec la marque en leur offrant une chance de gagner des places pour le tournoi de tennis de l’US Open où une garde- robe Ralph Lauren d’un  montant de 3 000 dollars.

Le QR Code sur une vitrine de Ralph Lauren

Selon l’agence  Red Fish media qui a mis en œuvre la campagne pour Ralph Lauren, un QR code ‘brandé’ (mise en valeur du logo d’une marque, ou d’une image en lien avec la campagne marketing) est scanné trois fois plus souvent par les utilisateurs qu’un QR code habituel.

En scannant le code QR, les clients étaient renvoyés sur un site mobile marchand sur lequel ils pouvaient participer au tirage au sort et commander. Une manière habile pour la marque de se constituer un fichier de données, contenant adresses postales et e-mails.

Pour aller plus loin :

Le mailing, le choix de Bergdorf pour son évènement Beauté

Bergdorf Goodman

« Que serait le Vogue sans publicité ? » sommes-nous nombreuses (et nombreux) à penser quand, au sortir de l’hiver, on se jette sur l’épais magazine lifestyle pour y découvrir les nouvelles campagnes publicitaires des Prada, Chanel, Dolce & Gabbana and co.

Le papier n’a pas son pareil pour sublimer un univers de marque haut de gamme.

C’est aussi le raisonnement qu’a tenu le chicissime grand magasin new-yorkais Bergdorf Goodman quand il s’est agi de choisir le canal pour communiquer sur son opération ‘Beauté’ de ce printemps.

Sauf que Bergdorf Goodman a une corde supplémentaire à son arc : son fichier clients.

Poussant donc un peu plus loin la logique ‘papier’, le grand magasin a voulu capitaliser sur le lien unique qu’il entretient avec ses clients en leur adressant dans leurs boîtes aux lettres un mailing invitation.

Oui, Bergdorf Goodman a beau avoir 152 665 likes sur Facebook, c’est par un mailing que le grand magasin a voulu communiquer.

Mailing Bergdorf Goodman, 1ère de couverture

Mailing 3 volets, semi ouvert

Mailing 3 volets, à plat

Mailing Bergdorf Goodman, verso

La campagne, dont le slogan est  “Plus vous dépensez, plus vous économisez,” s’adresse à sa clientèle la plus  « addict » de cosmétiques, puisqu’elle leur permet d’économiser 200 $ pour 1 000 $ d’achat (ou 75 $ pour 500 $ d’achat). Il faut donc déjà être prêt à dépenser 500 ou 1 000 $ en produits de beauté en une seule fois…

A cette réduction s’ajoute des avantages et privilèges proposés directement par les marques, récompensant les achats dans leurs gammes spécifiquement. Jo Malone propose par exemple une trousse maquillage gratuite remplie de ses nouveaux produits pour 150 $ d’achat dans la marque.

 Plusieurs choses sont intéressantes à mentionner :

–        Une date de dépôt mailing très rapprochée de l’évènement

Le mailing est arrivé dans les boîtes aux lettres juste 2 jours avant le démarrage de la campagne : le lundi 16 avril, pour une opération (courte dans le temps) démarrant le jeudi 19 avril pour se clôturer le dimanche 22 avril (les grands magasins américains sont ouverts le dimanche et y enregistrent un excellent chiffre d’affaires). L’argument ‘affaires à saisir immédiatement’ bien connu des sites de ventes privées aurait-il déteint sur le canal mailing ? C’est à tester…

–       Un mailing, 2 objectifs

Le mailing incite la cliente à se rendre physiquement dans le grand magasin, mais aussi à visiter le site web, sur lequel l’opération fonctionne aussi.

Une offre supplémentaire ‘spécial web’ y est proposée, plus accessible pour tous les budgets : frais de livraison gratuits à partir de 125 $ d’achat en ligne.

Le site web de Bergdorf Goodman, rubrique Beauté

–       De l’exclusif

Pour une  cliente prête à dépenser sans hésiter plus de 1 000 $ de produits cosmétiques en une seule fois, une réduction n’est probablement pas un argument d’achat décisif.

Par contre, l’autre volet de l’opération, des produits gratuits en éditions limitées et conditionnés exclusivement pour cette opération dans de luxueuses trousses de maquillage, oui ! Quelque chose de rare, que les autres clientes n’ont pas.

Interrogée par le site media www.dailyluxury, Pam Danziger, Presidente de l’agence Unity Marketing, considère que le choix du mailing est en parfaite adéquation avec la clientèle visée :

« Le mailing fonctionne très bien pour les grands magasins qui en général savent qui sont leurs clients, et qui entretiennent avec eux une relation étroite, par mailing et par e-mail » explique Pam Danziger. « Le mailing est un bon canal pour une clientèle aisée, celle que vise Bergdorf Goodman ».

L’intérêt de la campagn est évidemment de récompenser les clientes d’acheter chez Berdorff Goodman des produits de marques comme La Prairie, Orlane ou  Laura Mercier qu’elles peuvent trouver partout dans le monde, y compris en ligne.

Une tactique de fidélisation qui n’est pas nouvelle, que beaucoup de marques utilisent mais que le mailing, canal emblématique de la relation personnelle, favorise grandement.

  • Adéquation parfaite canal cible

La cible que cherche à toucher Bergdorf pour cette campagne est constituée de femmes extrêmement aisées. Une clientèle entrée à priori dans l’âge mure et qui a grandi avec, comme référent, les médias traditionnels tels que annonces presse et mailings.

Celui-ci est sans doute le meilleur canal pour les inciter à pousser la porte du grand magasin et à vivre l’expérience unique de flâner au rez-de-chaussée pour admirer le choix très pointu de marques de parfums, soins et maquillage. Et d’acheter !

Interview d’Isabelle Musnik, INfluencia

INfluencia, la Revue papier . N°1 consacré à l'innovation.

Le Trendmag INfluencia fait le pari du papier, en lançant INfluencia, la revue.

Un magazine papier quand on s’appelle INfluencia ?

Remontons la Timeline…

2004, un ovni dans les médias d’information Marketing/Communication apparait : INfluencia.

Un titre de plus ?

Non, un magazine PDF, puis rapidement un e-hebdo (chaque jeudi) doté d’un site interactif, avec un parti pris (celui de la curiosité) et une envie (donner de l’information exclusive et utile à ceux qui, assoiffés d’actualité, piaffent dans les entreprises et agences pour (1) avoir la bonne idée et (2) faire la différence).

Et ça marche. Sans même parler des chiffres (127 288 pages vues en Janvier 2012, plus de 7 000 likes sur Facebook), il n’y a qu’à voir le nombre de twetts d’INfluencia repris et échangés sur Twitter. Gageons aussi que les informations ‘sorties’ par INfluencia alimentent régulièrement les ‘propals’ et séminaires Clients au sein des agences.

2012, nouveauté : INfluencia sort un magazine papier.

Du papier ? En 2012 ?

Pari risqué, mais pari que l’on salue chez Mediapost Publicité, car comme le soulignait son directeur général adjoint EricTrousset lors du lancement de ce blog dédié au luxe :« l’écrit reste une valeur forte, et les sens essentiels tels que le toucher, l’odorat ou la vue font partie du succès de produits de luxe ». Lire l‘édito complet.

Carine Roitfeld, ancienne rédactrice en chef de l’édition française du magazine américain Vogue, qui lance elle aussi un nouveau magazine ‘papier’, sur le marché américain, a rappelé récemment que son slogan préféré – toujours d’actualité —datait des années 80 : le “think different” signé Apple.

Think différent, c’est ce que propose la rédaction d’INfluencia, en apportant aux lecteurs un nouvel accès à « l’expérience de la marque INfluencia » : au Online vient s’ajouter le print. Et en lui laissant toute liberté, selon ses préférences de lecture, sur un mode non linéaire :

– en ligne : en arrivant au bureau pour l’immédiateté, et plus tard dans la journée pour approfondir

– en print : le soir ou le week-end, dans son canapé, un jardin ou sur une terrasse, pour le plaisir des belles pages, la prise de recul et la réflexion créatrice porteuse d’idées.

Car ce qui n’a pas changé, c’est l’envie de lire.

L’occasion de ce passage au Off était trop belle :  nous avons interrogé Isabelle Musnik, la directrice des contenus et de la rédaction d’INfluencia, sur sa vision du luxe, Online et Offline.En plein bouclage, elle a bien voulu répondre à nos questions.

Isabelle Musnik, Directrice des contenus et de la rédaction, INfluencia

 

:: Le secteur du luxe, après avoir été attentiste, se tourne de plus en plus vers le digital. Quelles marques de luxe (ou « luxe accessible ») considérez-vous les plus en pointe en e-commerce et social commerce ?

Isabelle Musnik: Le couple luxe et Internet est en train de muter. Il y a dix ans, certaines marques de luxe ou haut de gamme sont intervenues sur le Web comme pure players.

Les marques de luxe sont aujourd’hui à la pointe du digital en matière de communication. Burberry est le leader en la matière (utilisation précoce de Instagram, défilé d’avatars à la Fashion Week en Chine, site participatif… Elle a même reçu le prix de l’innovation digitale du Bristish Fashion Council..).
Et les marques rivalisent d’ingéniosité sur Facebook

La nouvelle Timeline Facebook a été mise officiellement en place pour les marques il y a quelques jours et les marques de luxe y sont déjà allées Ainsi, la maison Louis Vuitton a été la première maison de luxe à habiller sa page avec les nouvelles fonctionnalités de Facebook. Outre le visuel de couverture qui retrace l’histoire de la Maison, Louis Vuitton propose également une mise en avant de ses évènements notamment grâce à la mise en avant de publications sélectionnées… bref elles ont tout compris

Elles se sont également emparées du nouveau phénomène d’Internet, Pinterest. Regardez  Boucheron,http://pinterest.com/boucheron/  Oscar de la renta, Cartier..

En ce qui concerne purement le e commerce, quasiment toutes sont très actives. Même Lagerfeld dispose désormais de son propre site marchand, KarlLagerfeld.com. Boucheron a été le premier de la place Vendôme à lancer son site marchand.

Il ne faut pas oublier non plus tout ce qu’elles font en marketing mobile, notamment sur iPhone. Par exemple, la marque horlogère Franck Muller vient d’annoncer le lancement de son application iPhone et iPad disponible sur l’App Store.  Elle permet de visualiser les collections Franck Muller et toutes les dernières nouveautés, de localiser les boutiques les plus proches de chez vous et de découvrir l’histoire de la manufacture.

:: Observez-vous dans le secteur du Luxe une baisse du nombre de campagnes ‘Off’ (mailings, catalogues, asiles colis…) au profit du numérique (sous toutes ces formes, dont le Brand Content) ?

Isabelle Musnik: Il est inévitable que le numérique se déploie plus qu’avant. Et qu’il y a une baisse du nombre de campagnes Off. Mais je pense que la tendance ne va pas continuer et je ne pense pas que le On remplacera le Off. Pour moi il y a une vraie complémentarité – le « tactile » est très important (par exemple les échantillons et scent-strips dans les magazines). L’aspect personnalisation est également primordial.

Le brand content est de plus en plus utilisé par les marques de luxe, mais pas seulement dans le digital. Les types de contenus sont fonction des secteurs d’activité. Le parfum utilise beaucoup les courts-métrages,  le secteur automobile combine consumers magazine (print ou Ipad), fictions, musique et musées. Les marques de luxe éditent également beaucoup de livres et organisent de plus en plus d’expositions pour mettre en valeur leur patrimoine….

:: Quel est le nouveau rôle d’un catalogue ou d’un mailing (print) dans une campagne cross-canal ?

Isabelle Musnik: Le catalogue et le mailing permettent de renforcer l’univers de marque et de développer des expériences uniques, de mieux cibler les prescripteurs sur le lancement de certains produits, d’animer un club et d’envoyer des invitations de manière sélective.

Je suis persuadée qu’à une époque où le virtuel envahit notre vie, le réel va continuer à prendre une place importante. Notamment dans le domaine du luxe, où le consommateur aime les belles choses, est sensible au temps, à l’élégance. Le mailing doit comprendre ces nouvelles attentes, il doit être d’une qualité exceptionnelle, se faire attendre (et donc être rare).
Il faut que tous les éléments de la campagne soient cohérents, se parlent entre eux: pub presse, pub tv, site, etc…

:: Aujourd’hui, vous lancez une revue papier. Un vrai défi, pour INfluencia qui est un pur player jusque dans son nom. Qu’est-ce qui a motivé cet ambitieux pari ? De quelle manière allez-vous utiliser le QR Code comme passerelle entre le Off et le On ?

Isabelle Musnik: La presse doit innover et répondre à l’évolution des lecteurs, qui ont des besoins différents aux différents moments de la journée. Ils vont regarder « l’info » importante le matin sur notre check in quotidien. Pendant la semaine, ils vont sur notre site pour en savoir plus sur tel sujet, dont ils ont besoin dans leur vie professionnelle. Et ensuite, ils ont besoin d’un temps de réflexion pour réfléchir aux grands sujets de notre société, pour comprendre le monde dans lequel ils vivent, pour écouter ou lire des sociologues, des experts, des penseurs, pour lire quelques enquêtes de fond. Mais toujours sur un angle assez intemporel. Nous voulons que la revue INfluencia trouve sa place sur les bibliothèques et puisse être ouverte et lue aujourd’hui, dans trois mois, ou dans 6 mois. Son rythme trimestriel, sa maquette (beaucoup d’illustrations), ses contributeurs (venus de tous les horizons, sociologues, urbanistes, historiens, hommes de marketing…. ) répondent à notre volonté d’être plus que jamais une vigie.

INfluencia, depuis sa naissance, a toujours été aux avant-postes de l’innovation. Nous avons été le Premier à lancer un magazine PDF en 2004. Premier à inventer un magazine totalement interactif en 2011. Premier encore à concevoir un magazine digital en html5 consommable sur tous les supports.
Aujourd’hui, nous osons encore, avec la première revue papier reliée au digital. Et en lançant cette passerelle entre le Off et le On, nous allons encore plus loin car nous voulons créer un concept avec un style de lecture moderne unissant le plaisir du papier à la dynamique du contenu enrichi.

Autre innovation : Notre dernier chapitre est à retrouver uniquement dans notre magazine digital, «avatar» officiel de la revue. La Revue INfluencia est une revue sociétale, qui propose chaque trimestre de développer des thématiques de société. Réalisée comme un livre elle traite de sujets de fond avec une approche esthétique. Pour rédiger les articles l’équipe de INfluencia est renforcée  en fonction des sujets traités par des contributeurs experts dans leurs domaines, sociologues, historiens, architectes, écrivains  consultants.

:: Quel est le thème du premier numéro ?

Isabelle Musnik: Le premier numéro est consacré à l’innovation et ses usages, le second à paraître le 18 juin, au luxe.

POUR S’ABONNER :

  • Contenu :

4 numéros de la revue IN uencia. (trimestrielle)
1 accès illimité à la version digitale de la revue IN uencia.

  • Tarif :

Abonnements de 1 an à INfuencia : 98€ TTC (TVA 2,10 %).

Bulletin d’abonnement à télécharger  ici   (au milieu de la page)

 

Exclusif : 3 questions à Lawrence Kimmel, CEO de la Direct Marketing Association (DMA)

Lawrence Kimmel, CEO de la Direct Marketing Association (DMA)

Lawrence Kimmel, ancien CEO du groupe de communication Grey Direct Global Network, est depuis 2 ans à la tête de la puissante Direct Marketing Association (DMA).

Un publicitaire pour défendre le Marketing Direct (MD) ?

Mieux ! Un publicitaire qui dépoussière totalement l’image du Marketing Direct à-la-papa.

Parce qu’il y croit.

Lawrence Kimmel considère que les fondamentaux du MD – la Data et des résultats statistiquement mesurables – sont au cœur des dispositifs rentables online et offline.

Tout ce qui est référencement sur Internet, e-mail marketing, publicité display, M-commerce, T-commerce (commerce sur tablettes), F-boutique (commerce sur Facebook), ect… sont de la vente directe, du direct marketing.

Nous avons posé 3 questions à  Lawrence Kimmel :

:: A l’ère des Réseaux Sociaux, comment se porte le Marketing Direct ?

Larry KIMMEL : Le Marketing Direct n’a jamais été aussi puissant, aussi important.

Les trois composantes du marketing d’aujourd’hui – la Data, l’approche centrée Clients et la mesure des performances – sont l’essence même du marketing.

Pour une entreprise, réussir aujourd’hui passe par ‘l’innovation permanente’ : tester, ajuster et optimiser. Or cette démarche est au cœur de la philosophie du Marketing Direct.

Tout marketing aujourd’hui vise à exploiter les données et à mesurer les actions. Toutefois, l’une des plus grandes difficultés rencontrée par le Marketing Direct, c’est la mauvaise perception que les gens ont de sa puissance. Ils ignorent les enseignements que l’on peut tirer de cette discipline, en considérant que l’héritage que nous recevons du mailing ne mérite pas de s’y arrêter et de l’étudier.

Nous devons continuer à évangéliser sur le pouvoir du Direct, essentiel pour continuer à générer du business dans le monde entier.

:: Vous avez dirigé un grand réseau de communication, vers quel modèle agences-annonceurs se dirige-t-on ?

Larry KIMMEL : Ceux qui exploiteront au mieux les techniques et les enseignements du Marketing Direct – faire parler  les « big data », avoir une approche tournée vers le consommateur, mesurer l’efficacité  des actions et mettre en place ‘l’innovation permanente’, ceux-là domineront le monde.

:: Quelles sont les attentes des consommateurs en 2012 ?  

Larry KIMMEL : Les consommateurs veulent plus d’immédiateté, de pertinence dans les messages qu’ils reçoivent des marques et ils veulent vivre des expériences, quel que soit l’endroit où ils se trouvent, au moment où ils le veulent.

Il y a un an, un client aurait recherché en ligne un bon restaurant. Aujourd’hui il va demander à ses amis quel est le meilleur restaurant Sushi dans le quartier et s’ils peuvent s’y retrouver d’ici 10 minutes.

Notre défi maintenant est de savoir comment mettre en place et coordonner les process et technologies pour exploiter de manière rentable l’immense richesse apportée par les données liées aux consommateurs et aux comportements d’achat.

Et vous ? Etes-vous du même avis que Lawrence Kimmel ?

Amazon + Fashion + Offline. Qui l'aurait cru ?

Qui signe cette belle campagne presse magazine ? Diane de Furstemberg ? Lanvin ? Gucci ?

Non.

C’est Amazon.

Bien connu pour vendre des livres et du high-tech, ainsi que sa liseuse  Kindle e-reader, Amazon.com cherche aussi à devenir un grand du secteur de la mode.

Et à construire sa marque offline.

Le géant e-commerce apparait sur une double page, deux mois de suite (en mars et avril) dans le magazine feminin Lucky. Il a aussi fait paraitre des pages de publicité pour son autre site de vêtements ShopBop dans l’édition américaine du magazine ‘papier’ ELLE.

Amazon est déjà un acteur important dans le secteur de la mode. Il a acquis ShopBop en 2006 puis le chausseur Zappos en 2009.

En s’attaquant ainsi aux grands noms de la mode et du retail, Amazon sait qu’il doit avoir une présence forte pour rester compétitif. Il ne propose ni solde ni réduction. Mais Amazon a su attirer la majorité des grandes marques. D’ailleurs la cliente qui achète sur Amazon Clothing Store est la même que celle qui fréquente les sites des grandes marques ou les mega stores.

Amazon Clothing Store :

Amazon Fashion Shop

En France, la rubrique Vêtements et accessoire d’Amazon est en version beta :

La version française du site Amazon vêtements et accessoires

Alors Amazon, bientôt dans Marie Claire et Grazia ?

Et dans nos boites aux lettres, avec des mini catalogues personnalisés sur nos centres d’intérêt ?

La place qu’auraient dû occuper les La Redoute ou 3 Suisses avec des catalogues ultra ciblés en impression variable est vacante. Amazon maîtrise à merveille la personnalisation online. La technologie offline existe. Alors pourquoi pas?

Amazon ne serait pas le premier pure-player à sauter le pas, puisque comme le rappelle Mediapost Publicité dans sa Pige, Google fait régulièrement le mailing publicitaire en recrutement. Et depuis de nombreuses années, la preuve que cela fonctionne !

Lire le cas « Google dans les boîtes aux lettres »  (pdf) ici

Amazon + Fashion + Offline. Qui l’aurait cru ?

Qui signe cette belle campagne presse magazine ? Diane de Furstemberg ? Lanvin ? Gucci ?

Non.

C’est Amazon.

Bien connu pour vendre des livres et du high-tech, ainsi que sa liseuse  Kindle e-reader, Amazon.com cherche aussi à devenir un grand du secteur de la mode.

Et à construire sa marque offline.

Le géant e-commerce apparait sur une double page, deux mois de suite (en mars et avril) dans le magazine feminin Lucky. Il a aussi fait paraitre des pages de publicité pour son autre site de vêtements ShopBop dans l’édition américaine du magazine ‘papier’ ELLE.

Amazon est déjà un acteur important dans le secteur de la mode. Il a acquis ShopBop en 2006 puis le chausseur Zappos en 2009.

En s’attaquant ainsi aux grands noms de la mode et du retail, Amazon sait qu’il doit avoir une présence forte pour rester compétitif. Il ne propose ni solde ni réduction. Mais Amazon a su attirer la majorité des grandes marques. D’ailleurs la cliente qui achète sur Amazon Clothing Store est la même que celle qui fréquente les sites des grandes marques ou les mega stores.

Amazon Clothing Store :

Amazon Fashion Shop

En France, la rubrique Vêtements et accessoire d’Amazon est en version beta :

La version française du site Amazon vêtements et accessoires

Alors Amazon, bientôt dans Marie Claire et Grazia ?

Et dans nos boites aux lettres, avec des mini catalogues personnalisés sur nos centres d’intérêt ?

La place qu’auraient dû occuper les La Redoute ou 3 Suisses avec des catalogues ultra ciblés en impression variable est vacante. Amazon maîtrise à merveille la personnalisation online. La technologie offline existe. Alors pourquoi pas?

Amazon ne serait pas le premier pure-player à sauter le pas, puisque comme le rappelle Mediapost Publicité dans sa Pige, Google fait régulièrement le mailing publicitaire en recrutement. Et depuis de nombreuses années, la preuve que cela fonctionne !

Lire le cas « Google dans les boîtes aux lettres »  (pdf) ici